Au Liberia, la pression politique empêche toute loi sur la MGF

Le Liberia est l’un des trois pays d’Afrique de l’Ouest où la MGF est encore légale

Ellen Johnson-Sirleaf, la présidente du Liberia
Ellen Johnson-Sirleaf, la présidente du Liberia

Le Liberia est l’un des trois pays d’Afrique de l’Ouest où la MGF est encore légale

Le Liberia est l’un des trois pays d’Afrique de l’Ouest où la MGF est encore légale et la moitié des femmes et filles libériennes sont concernées par la MGF dans le pays. 

La situation légale semblait changer dans la mesure où un projet de loi en faveur d’une interdiction de la MGF fut publié l’année dernière suite à une forte pression nationale et internationale. Le projet envisageait la MGF comme un délit devant être sévèrement puni. Cependant, la pression des politiques contre ce projet de loi mena à une réécriture de ce dernier puis finalement à son abrogation.

La première femme chef d’Etat, également prix Nobel de la paix, Ellen Johnson-Sirleaf, insiste de nouveau : « Beaucoup de personne dans ce pays doivent encore trouver le courage d’arrêter ces dommages irréparables! ».

Nous nous demandons, au vu de cette déclaration de Johnson-Sirleaf, pourquoi aucune interdiction de la MGF n’est en vigueur. Le paysage politique libérien met en évidence le fait que l’interdiction de la MGF mènerait à une perte d’électeurs pour les partis traditionnels au cours de l’élection qui aura lieu l’année prochaine.

Cependant, une prix Nobel de la paix qui combat pour la sécurité et les droits des femmes devrait pouvoir réussir à venir à bout de cette pression afin de sauver la vie de nombreuses jeunes filles. Aucune action ne fait suite aux promesses et le Liberia a besoin de mesures strictes dans le combat contre la MGF pour protéger les femmes de toute souffrance.

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